14 novembre 2009
Journal Intime
J'avais toujours été épargnée par la mort jusqu'à présent.
Bien sûr, j'ai bien eu deux ou trois poissons rouges ventre en l'air, des petits minous écrasés sur la route et de parfaits inconnus rigides sur le quai de la gare, mais jamais la mort n'avait pénétrée ma petite bulle familiale.
C'est donc en toute logique que le temps a fini par faire son oeuvre. Mon grand-père est parti.
Je me suis bien fait quelques petites réflexions mélancoliques : je ne fêterai plus jamais mon anniversaire avec lui (il était du 14 mai et moi du 16, la tradition voulait qu'on le célèbre ensemble), mais sur le fond je n'ai pas été triste, parce que je suis persuadée qu'il est plus heureux là où il est. Il a enfin pu se débarasser de cette enveloppe charnelle si dégradée, si douloureuse. C'est ce qu'il voulait.
Le plus dur est pour ceux qui reste. Ma grand-mère, ma mère... Leur tristesse nourrit la mienne.
Je regrette un peu de ne pas avoir pu assister à la crémation car j'avais des évaluations au même moment. Je regrette aussi que mon père "biologique" n'ait même pas pris la peine de me téléphoner alors que j'avais fait en sorte qu'il ait le message. Je remercie très fort mon Petipoi d'avoir été aux petits soins pour moi quand j'en avais le plus besoin, (j'espère trouver une solution pour ces histoires de rentrée prochaine, car j'ai enfin trouvé ma petite perle et je n'aimerais pas la perdre aussi bêtement).
J'espère sincérement que ma petite étoile là-haut va veiller sur moi et faire en sorte que cette roue décidément trop triste tourne enfin...
13 novembre 2009
on Facebook
Naho a une petite étoile qui veillera sur elle de là-haut désormais...
09 novembre 2009
Conversation en voiture
Alors que je n'attendais pas mon Petipoi avant dimanche, il m'a fait la surprise de m'annoncer qu'il rentrerait mercredi. Pb : C'est ma semaine de garde et ça devient vraiment difficile de se faire remplacer ces derniers temps. Je ne m'attends donc pas à pouvoir passer mon week-end en n'amoureux !
Mais je ne lui en souffle pas un mot, pas envie qu'il décide de revenir plus tard du coup, je me dis que je trouverais bien une solution d'ici là.
Résultat, nous somme mercredi, j'ai réussi à seulement me faire remplacer ce soir-là, et je vais le chercher à la gare.
Lui : Tu te rends compte Pupuce, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche. 5 jours en plus rien que pour toi.
Moi : Oui, je suis contente. Très étonnée aussi d'ailleurs, j'étais persuadée que tu aurais envie de rester, en plus y a une soirée de prévue au resto de ton père ce week-end avec tout tes potes. Je ne pensais pas que tu rentrerais...
Lui : Oui, j'avais très envie d'y aller.
Moi : Mais alors... Pourquoi tu n'es pas resté ?
Lui : Ca te fait plaisir que je sois rentré.
Moi : Bien sûr quelle question !!
Lui : Je me suis tout simplement dit que j'allais faire passer tes envies avant les miennes.
Bon ben c'est pas le bon moment pour lui dire que je suis de garde, et que question intimité faudra repasser...
Au final, on aura quand même passer le week-end ensemble, il a consenti a venir à la maison et à m'attendre sagement pendant que j'étais en intervention. C'est ti pas mignon !
03 novembre 2009
on Facebook
Naho > Petipoi : Comme une envie de petits pois ♥
:: Le Blond aime.
--> Le Blond : Ouh ! C'est mimi.
***
Petipoi > Naho : Et moi de carottes :)
:: Naho aime.
30 octobre 2009
Cours de Sport pour paresseuses (option cellulitophobe) # 3
Leçon # 3 : Comment se laisser habiter par l'esprit africain de la danse ?
Vous l'avez fait. Vous avez trouvé votre nouveau sport de la rentrée : la danse africaine, qui permettait de 1 - faire travailler en douceur votre coeur tectonikophile, de 2- vous libérez du stress des contrariétés qui viennent tournebouler vos petits chakras et de 3- de vous détacher ponctuellement une petite heure de votre amoureux. Voilà, donc un petit mois maintenant que chaque jeudi soir vous vous envolez pour l'Afrique.
A l'origine... un moyen de communication
La danse africaine est la danse dite "des noirs". Plus importante que la parole, elle permet de s'exprimer, d'exister et d'affirmer son identité.
La danse d'expression africaine telle qu'on la connaît dans les pays occidentaux s'inspire largement des danses traditionnelles d'Afrique. Techniques, mouvements, rythmes : elle en a gardé les caractéristiques tout en abandonnant l'aspect rituel.
Particularités qui peuvent surprendre
Préparez-vous à danser pieds nus et exécutez des figures et acrobaties au son du djembé. Frappements de mains et de pieds, sauts, ondulations : tous ces mouvements se pratiquent genoux fléchis et dos cambré. La gestuelle est basée sur l'observation et l'imitation des animaux. Ainsi, il peut vous arriver d'apprendre des chorégraphies telles que le "Funky Chicken" ou danse du poulet gai, le "Camel Walk" ou marche du chameau.
Au -delà d'un apprentissage, d'une technique, c'est avant tout un état d'esprit.
Vertues recherchées
Très énergique, cette danse sollicite tout le corps, particulièrement les hanches pour les femmes. Un exercice idéal pour bouger, se défouler et évacuer le stress accumulé. Vous libérez ainsi vos émotions tout en renforçant articulations, dos, sternum, bassin et torse. Discipline particulièrement endurante, la danse africaine apporte aussi souffle, résistance et souplesse.
Quelques points essentiels pour ne pas être larguée dès le premier cours
:: L'importance du groupe
Elle donne l'habitude de danser ensemble, d'échanger. On apprend à aller vers autrui, et laisser l'autre venir à soi.
:: La puissance du rythme
On ne peut dissocier la danse du tambour. Il faut comprendre le rythme pour entrer en communication avec lui. C'est lui qui donne toutes les indications, les changements de pas.
:: Le rapport à la terre
Dans la pratique, on commence par prendre le rythme avec les pieds et marcher en cadence. Le rythme de la percussion est repris dans les pieds qui martèlent le sol. C'est en trouvant se rythme, que l'on va se sentir comme relié à la terre. Notre corps va s'enraciner et c'est à ce moment là que le mouvement va prendre toute sa forme.
:: La simplicité des gestes et des mouvements
La simplicité des mouvements, immédiatement abordables même pour des non danseurs, permet de capter facilement, sans trop d'effort ni de réflexion. C'est là qu'on s'apperçoit qu'en fait on savait danser !
:: La répétition et l'improvisation
Tous les mouvements, très rythmés, sont longuement répétés et scandés. A force de répétition, on sent croître à la fois leur force, l'intensité du mouvement et la détente que cela nous procure. L'improvisation vient après.![]()
25 octobre 2009
Journal Intime
Chaque départ en train amène son lot de surprise.
Qui dit vacances de la Toussaint, dit transhumance de Petipoi pour la Côte d'Azur. Je n'irais pas avec lui, je n'ai pas la chance d'être en vacances. Je vais donc rester en Bretagne à maudire les deux prochaines semaines sans lui et à bosser comme une tordue pour mes permières évaluations qui se rapprochent. Ca va être dur sachant que ça fait pas loin de trois semaines maintenant que l'on "vit ensemble".
Bref, nous sommes à la gare, pour son départ qui se veut imminent, quand je m'apperçois que plusieurs personnes s'affairent autour d'un corps sans vie. Ils sont assez nombreux, les secours ne vont sans doute pas tarder et je décide dans un premier temps de passer mon chemin, tout en gardant un oeil sur la scène (comme la quasi-totalité des gens présents sur le quai de la gare d'ailleurs...) Ils sortent le défibrillateur, ils galèrent à le mettre en place...
Je me dis que je vais peut-être leur filer un coup de main. Aussitôt dit aussitôt fait et mes services sont accueillis à bras ouverts par le personnel de la sncf visiblement dépassés par les évènements.
Je cherche le rasoir, pour éliminer la tonsure thoracique du pauvre homme. Nada. Tant pis, je colle une éclectrode, puis une deuxième en espérant que ça marche quand même. Le défibrillateur automatique fait sa petite analyse, mais ne veut pas choquer et je le comprends. A bien regarder, l'homme a déjà les yeux vitreux et la peau marbrée. Un SDF mort dans l'indifférence générale du flot continu de voyageur qui est sans doute passé devant lui, avant qu'une bonne âme ne remarque quelque chose.
Mais déjà les pompiers sont là et procèdent au massage cardiaque de rigueur. Petipoi et moi nous éloignons. Nous échangeons baisers et mots d'amour comme à notre habitude , se promettant de se retrouver très vite. Je le regarde partir, fière de moi de ne pas avoir pleuré cette fois-ci.
Mais il me manque déjà...
05 octobre 2009
Conversation sur Canapé
Faut dire que ce jour-là, je me suis lamentablement rétamée à l'élection des délégués, que le temps était pourri, que j'étais encore toute raplapla en sortie de grippe et que j'avais cette petite voix dans ma tête qui n'arrêtait pas de me dire, "il va partir à la fin de l'année et tu vas rester toute seule comme une pauvre cloche".
Lui : Ca va ma chérie, t'as passé une bonne journée ?
Moi : *boudeuse/triste* Mmmfff...
Lui : Ca te soulagerait de tout me raconter au lieu de ressasser tout ça.
Moi : *petite moue* J'ai pas été élue déléguée...
Lui : *il rit en me prenant sur ses genoux* Rah ma chérie mais ce n'est pas grave, ça.
Moi : Mais c'est que je me disais que si j'arrivais à faire partie du conseil pédagogique, ce serait peut-être plus facile pour muter !!
Lui : ...
Moi : ... *les larmes montent, j'enfouis ma tête dans son cou*
Lui : *Me forçant à le regarder* Ma chérie...
Moi : *pleure carrément* Je ne veux pas que tu partes. Je veux pas rester toute seule ici.
Lui : Mais ce n'est pas la fin du monde. Si tu peux muter, tant mieux, mais sinon je remonterais pour te voir. Ma chérie... Mon ptit sushi... Je t'aime, tu le sais ça. *me fait un bisou* Fais ce qui est le mieux pour toi, ne fais pas ta vie en fonction de moi...
Moi : ... Et si justement j'ai besoin d'être avec toi pour être heureuse, c'est pas faire ma vie en fonction de toi, c'est juste essayer égoistement d'être heureuse.
Lui : Et tu crois que ça me ferait rien... J'ai pleuré comme une madeleine cet été quand t'es partie. Moi je préfère ne pas y penser, ne te rends pas malheureuse avec ça, on a encore le reste de l'année devant nous, profite de moi maintenant, vu que je suis là ! Je t'autoriserais à pleurer seulement la veille !! *m'embrasse passionnément* Je t'aimerai toujours. Mmm... je n'aime pas quand tu pleures.
Moi : Moi non plus j'aime pas quand je pleure...
Il rit. Puis finit par me rendre le sourire. Laissons le temps au temps, peut-être qu'une solution viendra d'elle-même.
03 octobre 2009
Cours de stratégies et tactiques militaires en terrain domestique # 6
Leçon # 6 : Comment économiser de l'argent et du carburant en partageant sa voiture ?
Soit 5 jours de cours, répartis sur une semaine, à raison de 35 km aller et de 35 km retour... Soit un plein de carburant revenant à 50 € la semaine, si je m'en tiens exclusivement à des trajets école-maison. Le détail revient donc à 10 € l'aller-retour... par jour !!!
A ce rythme là, tout mon budget mensuel passe dans le plein d'essence...
C'est pourquoi, des gens tout plein de bon-sens, on choisit de réduire les frais en se groupant tous dans la même voiture, c'est ce qu'on appelle le covoiturage.
Première mission : Trouver ses covoitureurs.
Parmis les étudiants de votre promo, il y en a bien un ou deux qui n'habitent pas trop loin de chez vous et au moins, vous êtes sûre d'avoir les mêmes horaires.
Deuxième mission : Trouver un compromis financier.
Si vous avez tous le permis et la voiture, le plus simple revient encore d'alterner un coup l'un, un coup l'autre. Sinon, il suffit de se mettre d'accord sur une petite participation financière.
Troisième mission : Définir le lieu et l'heure de RDV.
C'est comme un rencard, mais tout ce que vous partagerez, se sera 25 minutes de proximité dans la même voiture, pour le reste, ça ne regarde que vous.
Avantages du covoiturage :
- On fait un geste pour l'environnement.
- On créé des liens.
- On économise du carburant.
Inconvénients du covoiturage :
- On est dépendant des autres. Pas question de rentrer chez soi avant l'heure si on ne sent pas très bien par exemple, à moins de laisser ses covoitureurs en plan...
Un conseil : Echanger les numéros de téléphone, ça peut être pratique !
02 octobre 2009
Journal Intime
Histoire bête que celle-ci.
Je vais sur Facebook, histoire d'avoir quelque chose à faire de mes dix doigts et d'occuper mon état grippal. Je visite un à un tous les profils de mes "Amis" et tombe sur celui d'une fille super sympa, recontrée cet été à cannes par le biais de Petipoi. Je laisse un message bateau sur son mur.
Coucou ! Comment se passent les études ? Qu'est-ce que tu fais cette année ?
J'avais prévenu. Un truc bateau.
Bizarrement, un ami à Petipoi vient mettre aime ça à mon message. Le genre de mec, cannois pur et dur, le genre de mec qui vous laisse constamment dans la limite du je t'aime bien/ je t'aime pas, je n'ai jamais sû sur quel pied danser avec lui.
Rapidemment, un autre pote à Petipoi vient mettre qu'il aime aussi. OK, j'ai dit un truc qu'il fallait pas ? J'ai fait un truc qu'il fallait pas ?
C'est quand l'ex number 3, l'idéalement contrariante, vient aussi mettre qu'elle aime, que je dégaine mon téléphone. Faut que je me plaigne à quelqu'un, à qui ? à Petipoi bien sûr.
Petipoi qui est en mer depuis une semaine et qui a bien autre chose à foutre que d'écouter mes jérémiades téléphoniques. Mais il m'écoute quand même. D'ailleurs il ne fait pas qu'écouter, il fait son monsieur-je-sais-tout, espérant sans doute trouver une solution à mon problème, là où je ne veux pas en trouver. (Entre temps une autre cannoise à rajouter aime ça)
Dr Petipoi conclut :
Tu te prends trop la tête. De toute façon, Cannes c'est pas pour toi.
Déclic intérieur. Remontées des appréhensions de fin d'année à la surface.
Nous deux, on va où ?
01 octobre 2009
on Facebook
Naho a la grippe.